Nichon Mise en place d'une mission parlementaire gauche-droite sur le port de la burka. Depuis des siècles la gauche a été à la pointe des combats contre les autres, notamment contre les africains, noirs et du nord, asiatiques également. La gauche sait de quoi elle est capable : de répugance, de rejet. En effet, il est bien plus facile de discriminer, d'assassiner la main sur le couer, plutôt que d'assumer sa différence de sa vision du monde. La droite au moins, sur cette question n'a pas d'état d'âme : elle est claire avec elle-même, et bien souvent elle est plus humaniste que la gauche qui se prétend avoir "le monopole du coeur". L'actualité n'est pas un hasard. Elle est le fruit d'années de semence de comportements des individus. L'actaulité nous montre en effet deux phénomènes. Le premier est lié aux femmes musulmanes, le second aux femmes tout court. Le premier brutalise le sens laîque de la République française, avec ces femmes qui marchent dans la rue des sacs à patates sur elles. On les soupçonnent d'être des terroristes, à la solde de Ben Laden ou autres Emirs islamiques prêts à en découdre, lachement, forcément lachement, par des bombes. On ne se doute pas un instant, mais ça commence à peine à se dire, et ce n'est pas Philippe Val quile dira, que ces femmes se replient sur leur identité première ; la musulmane. Il est difficile d'avouer sociologuiquement, dans le pays qui a inventé la sociologie, que les femmes sont la base même de la famille, et quand la mère va mal c'est l'océan familial qui est bouleversé. Le second c'est de la même régression qu'il s'agit, à une échelle moindre certes, mais régression tout de même. Des femmes, surtout les plus jeunes, portent de moins en moins le maillot de bain sans soutien gorge, juste en culotte de bain. Elles affirment qu'il n'est pas décent de se montrer ainsi, de se baigner les seins nus. Il s'agit bien de françaises, héritières de ces femmes qui se sont battus depuis des lustres pour qu'elles s'affirment de la manière qu'elles souhaitent. Des puritanistes journaleux, qui orchestrent tout cela, parlent même de "tendance", comme une mode. Les unes ont le droit de se rhabiller, parce que c'est la mode, les autres non, même si c'est de chez Cacharel. Sous couvert de tout et de rien, on fait dire ce qu'on veut aux choses. Des parlementaires, même de gauches, vont discuter du cul de certaines gonzeses, sans se rendre compte que leurs propre gonzesses sont simultanément entrain de se rhabiller. Pendant que le cinéma et la télévision nous montrent tout ; des bites à l'air, des foufounes en veux-tu en voilà, sans parler des nichons sans intérêt pour l'histoire, la pudibonderie outragesement bien calculée sort ses griffes pour lacérer cette burka anti-laîc. Il est demandé de cacher le sein, pour laisser le string montrer le cul bien protubérant, et le ticket de métro de plus en plus rétréci. La société états-uniennes, anglo-saxonne, s'installe insidieusement dans notre société latine, Républicaine et laîque. La pudeur devient le maître mot, pendant que la pornographie s'installe partout et permise même aux pré-adolescents, quand ces mêmes ados pensent, comme leurs ancêtres d'il y a 10 000 ans que les bébés naissent par le trou du cul. Encore une fois, ce sont les gens des "quartiers", des musulmanes en l'occurrence, qui montrent le malaise de notre civilisation, à l'instar des garçons "musulmans" de ces mêmes quartiers.
Il est difficile pour le politique, surtout de gauche, et par conséquent pour la population, d'avouer ou de dire simplement qu'ils suivent les mouvements sociaux qui débutent généralement chez "ces gens". Ils ont la capacité d'absorber l'actualité et ses phénomènes, les mouvements sociaux, les difficultés de la vie, qu'ils font remonter devant l'actualité, à leur manière : les "émeutes" de 2005, suivis des grandes manifs contre le CPE. Maintenant nous avons la burka qui éclaire, à qui veut regarder, le malaise des français en général et des femmes en particulier. Parce que de tout temps, les femmes sont la dernière cartouche qui saute, avant l"embrasement général. "Cachez-moi ce sein que je ne saurais pas voir".
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