Passoire Discours du Président ce soir sur les médias nationaux. Au tout début, au commencement des temps vandaliens, bien avant son élection, son plat était un beau plat brillant et copieux. C'était un saladier avec des fruits de couleurs chatoyantes, appétissantes, rafraichissantes, joyeuses. Il donnait envi de se pourlécher les babines, se rafraichir la gorge, se prélasser sur un hamac, d'hombre et de soleil. Mais le saladier est virtuel ; ce que vous voyez en fait n'existe pas. Ce qui est extraordianire, c'est que vos yeux qui ne vous ont jamais démentis voient bien un saladier qui vous donne envi de manger ce qu'il contient, mais quand vous tendez la main pour piocher dedans, votre main ne rencontre que du vide, du néant. Votre main traverse le plat comme un spaguetti dans une passoire. Le saladier en christal de Bohème est en fait une passoire qui laisse passer vos espoirs, vos espérances, votre réalité tangible en un demain beau et qui rase gratis. 90% de français sont des spaguettis, des nouilles à travers une grande passoire. La plus belle fille du monde n'a pas tenu ses promesses, une fois dénudée. Le plus beau graçon du monde est un éjaculateur précoce doublé d'un beau parleur. Depuis près de deux ans, les 90% de français qui ont cru en lui et ont voté pour lui, restent encore persuadés que la passoire est toujours un saladier gorgé de fruits exotiques prêt à être mangé. Par eux. Ce soir, à peine dans l'heure qui a suivi la monstrueuse manifestation, il surfera tranquillement sur sa prétention et trouvera les mots justes qui persuaderons que la passoire est toujours en fait un saladier en christal de Bohème rempli de fruits exotiques offerts au peuple français pour être mangé, non pas donné à une poignée de ses copains riches. Et 90% de français vont l'applaudir. C'est bon les nouilles à l'huile d'olive.
Chronique d'une ascension annoncée.
Ce blog a l'intention de suivre quotidiennement l'action du Président Sarkosy depuis son élection du 6 mai jusqu'à la fin de son mandat. Je tendrais au mieux à vous livrer des réflexions, sans parti-pris, sans rancoeur.