Faste Fin du sommet des G20. Message subliminal des G20istes, lu par Vandale 1er. "Nous, hommes riches, de pouvoir, déclarons qu'à partir de ce jour, nous ne nous afficherons plus de façon ostentatoire aux yeux du public. Je vais vous expliquer. Nous n'afficherons plus notre richesse, plus de Fouquets non plus, de yatchs, de vacances dans des Riads exorbitants de luxe, de villa au bord de mer. Ce G20 est là présentement pour se dédouaner de nos excès, que nous avons exagéré l'utilisation trop voyante de nos richesses, nous avons déraillé, pêté les plombs de plaisirs orgasmiques d'un trop plein d'opulence, que le luxe et la luxure nous ont explosé à la gueule aussi vrai que, nous richissimes riches jusqu'à en déborder de partout, possédons ce monde à jamais. Cela devant vos yeux de pauvres. Nous nous en excusons, un peu. Car c'est vrai au fond, nous sommes riches grâce à vous. Nous sommes réunis là, non pas pour partager nos fortunes et celles des gens que nous défondons, mais pour mettre fin à un montrage, un exhibitionnisme outrageant, pour se comporter dorénavant en dirigeants responsables de ce monde si généreux. Envers nous. Fini, le champagne au goulot, le caviar à la louche, les bains au Dom-Pérignon, des Rayban sur les têtes des chauves riches, des mannequins qui se tortillent du cul outrageusement par dizaines autour des apéros qui n'en finissent jamais. Jamais parce que nous sommes des glandus. Grâce à vous. Non, fini ce luxe, épouvantable à vos yeux, mais cher en nos coeurs, cette luxure médiatiquement affiché, sans honte bue, sans complexes, ostentatoire et snob. A souhait. Le capital va nous lessiver propre. Fini de lacher du leste à quelques traders qui nous permettent de nous enrichir de quelques milliards en jouant, au su et vu de tous mais mal compris par le peuple. Pour sauver un peu les apparences, nous nous réunissons en ce grand sommet, en invitant, pour faire peuple et grâce à notre nouveau venu barak, de nouveaux-futurs riches. Pour faire bonne mesure, on laisse tirer, non sur l'ambulance, mais sur ceux qui ont été trop voyant, Bush et sa bande, quelques dirigeants, enfin sur tous ces gens qui nous ont permis de nous enrichir à bon compte, un peu- beaucoup. Mais ils sont payés pour ça, recevoir des coups médiatiques. Plaigniez-les un peu quand même, eux qui souffrent en silence sur une plage de sable fin sous bonne escortes-girls de 4-5 filles vierges, ou prétendues, et des larbins toute l'année. Dur dur. Nous allons exiger des médias qu'ils soient moins indulgents avec nous, même si nous les payons, pas cher il est vrai. Le peuple, c'est à dire vous, vous devez entendre que nous ne possédons pas tous les pouvoirs, ou vous le faire croire. Vous dire en somme que nous aussi nous sommes humains comme les autres. Il faut se montrer magnanime avec le peuple. D'autant que le peuple nous enrichi de plus de 20 000 milliards sur 10 ans. Une assurance sans risque à vie puisque c'est nous qui fixons les règles. Nous devons rester donc humble devant cet extraordinaire élan de générosité, de solidarité universelle, du jamais vu depuis la création de l'humanité. Nous allons rester petit, de moins nous montrer, de moins exhiber notre différence. Nous savons que cela sera didfficile pour vous. Vous qui bavez, gavez devant nos excès de tout et de rien. Nous avons été trop voyant, on vous demande d'être aveugle. Toutefois, nous devons vous avouer notre incompétence à stopper la machine du capitalisme, cette bête immonde. Elle tient tout. LE capital gagne chaque jour en force, en vitesse d'expanssion exponentielle, comme l'univers auquel il se réfère et qui fonde sa théorie. Rien n'arrête l'univers, hormis l'univers lui-même. Pour le capital c'est pareil. Nous savons que nous entretenons une bête diabolique, mais elle nous dépasse, nous commande même. Nous savons, enfin, tout le mal que l'on vous fait. Que le capital vous fait, par notre intermédiaire. Hélas, mille fois hélas. Mais c'est la loi de l'univers. Et rien n'arrête la marche de l'univers. Il faut admettre et l'on vous conjure dans ce sens, que si ce n'est pas nous, c'aurait été vous ! Croyez-nous cela est sincère, c'est vous qui avez le meilleur rôle. Ce que vous ne connaissez pas c'est l'ivresse de la richesse, qui vous chavire à en perdre la raison, la tête. Ce que vous ne pouvez ressentir, jamais même, c'est la solitude de fond du riche. Elle s'exprime souvent pendant les fastueuses fiestas, au cours desquelles nous ripaillons sans mesures et contraintes auprès d'invités prestigieux et de déesses somptueuses. Vous nous enviez. Et vous avez raison. C'est bon d'être riche, de se reveiller le matin en pensant à bien d'autres choses qu'à savoir comment on va gagner sa vie, courrir pour attrapper le bus. Non, décidemment vous ne savez pas votre chance à rester simple, simplet même d'ailleurs. Vous le savez bien, vous qui employez souvent ce proverbe célébre, inventé par un riche évidemment : l'argent ne fait pas le bonheur. Nous au G20, nous en savons quelque chose."
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