Sifflé Journée de la faim dans le monde. Toutes les 5 secondes un enfant meurt de faim. Dans le reste du monde. Le reste du monde... Près de 1 milliard d'individus ne mangent pas à leur faim et risque de mourir de faim. Il faudrait moins de 5 milliards d'euros par an pour nourrir ces personnes. Moins de 5 milliards d'euros.
Non je ne ferais pas l'affront de faire une comparaison avec ce que nous savons. C'est faire un affront, une insulte au capital que de mettre ces deux chiffres dans le même panier. Faut pas mélanger les serpillères et les serviettes.
Je vais rassurer les gens qui pensent que je suis pour la révolution armée. Je leur dis que ces morts, ces enfants, innocents n'est-ce pas ?, meurent de façon démocratique. A aucun moment leurs parents ne prennent les armes pour revendiquer de manger normalement, le minimum. Même à koh lanta, ils ont leur ration de riz quotidienne, comme ces millions de chinois un bol de riz par jour, sous mao.
Il n'y a pas de racisme à laisser ces morts en sursis mourir de faim pendant qu'ici on profite de leur richesse, de leur travail, de leurs aliments, une bonne partie pour alimenter les moteurs "verts". Il n'y a pas de racisme à mettre des milliards (non je le dirais pas !) pour subventionner les entreprises alimentaires pendant qu'on leur parle de libéralisme et des échanges par concurrence en leur interdisant d'en faire autant. Parce que ici on conduit des moteurs écologiques qui ne salissent pas, l'environnement d'ici. Ailleurs ? Ailleurs c'est ailleurs.
Ici, aujourd'hui on s'alimente avec des sifflés et certains vont même peut être faire de la prison pour des sifflés. C'est cela la liberté au pays de la liberté. Cela s'appelle la démocratie. Et peu importe les effets sur le racisme, la xénophobie et les relations avec les pays d'afrique du nord : de toute façon ces pays sont à la solde de la France, avec l'aimable presse(ion) de hortefeux-de-nice et de son ministère la Françafrique.
Ici les sifflés empêchent très bien d'entendre les cris de la faim venant d'ailleurs. Ici ? Ici c'est ici. Ici c'est la démocratie. Ailleurs ils ont la liberté de mourir à leur guise. Pourvu qu'ils ne manifestent pas de façon dramatique, pas de révolution, pas de terorisme. Qu'ils aient au moins l'outrecuidance, le romantisme, le style et la classe de mourir dignement en silence. Parce que qu'ils sachent : on sait qu'ils crèvent de faim, on sait parfaitement comment ils vivent, survivent. Mais nous aussi on veut vivre, certes comme des nababs, mais vivre.
Chronique d'une ascension annoncée.
Ce blog a l'intention de suivre quotidiennement l'action du Président Sarkosy depuis son élection du 6 mai jusqu'à la fin de son mandat. Je tendrais au mieux à vous livrer des réflexions, sans parti-pris, sans rancoeur.