Opium
Le port de la Burka a été interdit par la Cour d'Appel pour incompatibilité avec les pratiques de la société française.
Le pouvoir politique français s'est trouvé une tête de turc, un bouc émissaire : le négroule.
Le négroule est une chose-objet qui a longtemps servi de carpette et de cire pompes à la France. Longtemps on a su exploité toutes ses richesses, ses étendues géographiques. Jusqu'à épuisement.
Longtemps on épuisera ses ressources, incommensurables, pour servir l'homme politique français, ici, mais là bas encore.
Longtemps on ira lui cracher à la gueule, pour lui dire qu'il n'aura jamais d'avenir.
Pour quelques femmes voilées, c'est toute une communauté mondiale de plus d'un milliard d'individus qui se voit rejetée, traitée de haut.
Ingrid bétancourt qui va prier à Lourdes personne ne voit rein à redire. Pour cause, elle est à visage découvert.
Fondamentalement, qui pourra faire la différence entre cette femme voilée pour sa religion et cette autre qui prie à visage découvert ? Le message n'est-il pas le même ?
Je trouve plus dangereux le comportement médiatique de bétancourt que celui de cette femme anonyme. Ingrid bétancourt a un projet politique public, celui de faire passer ses idées, de les appliquer à toute une société.
Vandale 1er n'est-il pas aussi dans cette ligne intellectuelle ? Croyant, pratiquant, le faisant savoir à tous, tenant des discours allant à l'encontre de la réalité, cette du curé qui prévaut sur l'instit, est "incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française", celle de la laïcté ?
Deux poids, deux mesures.
C'est dans cette tension permnante, voulue et entretenue, par le pouvoir politique français, de droite comme de gauche, que le fossé se creuse, que les communautés s'entretuent dans les quartiers.
12 juillet 1998. Jamais la France n'avait connu pareil émotion depuis la libération, plus grande ferveur nationale que la libération car sans conflits, entre tous, par et pour toute la communauté française enfin réunie.
Et ce *** de jospin qui reste les bras croisés. Dépassé par cet événement, c'est chirac qui en a tiré profit, même après sa désastreuse campagne électorale xénophobe. Il y avait le possible, la matière, l'antimatière du racisme, le tsunami du bonheur ensemble. Merci qui ? Zizou, un kabyle.
Adieu tristesse ?
Non, bonjour le pen !
Et ca a fait flop. Jospin venait de perdre les élections, avant même d'en avoir parlé. Pourquoi ? Parce que jospin voulait se servir du négroule. Mais il a trouvé plus fort et plus décompléxé que lui : chirac.
2008. "Bienvenu chez les cht'is". Film de dany boon, un kabyle. Un carton. Qui servira quoi, qui ? Rien, nada.
Vandale 1er est déjà passé par là. Il est le décompléxé total, l'ersatz de l'homme politique français de gauche et de droite réunis, l'antimatière du possible et de l'avenir.
Simone veil disait à propos de le pen ; qu'il ne servait à rien de courrir après ses idées : on ne le rattrapera jamais. C'est pareil pour le négroule ; quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, quoi qu'il soit ; il sera toujours le négroule du français.
Parce que le négroule sera celui qui recentrera, catalisera toutes les haines et l'impossible.
Parce que le négroule sera toujours l'outil pour se tailler un costard d'homme politique.
Il est l'opium. Celui qui fait dévier de la réalité, qui déforme la réalité. Il en est la cause autant que l'effet.
Parce que le négroule sera toujours le prétexte, l'argument, la règle, l'exception, l'alibi, de l'homme politique français.
De Vandale 1er à besancenot.
Il a de la chance le négroule : il quitte jamais Neuilly ! |