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jour 269 de Vandale 1er

• 7/2/2008 -

jour 269 de Vandale 1er

 
Colombe
Un enseignant va être jugé pour avoir giflé un enfant de sa classe.
En effet, cette "affaire" soulève des questions de sociétés, d'idéale de société. Elle replace, ou déplace pour d'autres, la place de l'enfant dans la société.
Il est reconnu qu'en Afrique les enfants sont des enfants roi, tout en n'étant pas des enfants roi, dans la signification qu'on en donne en France. C'est à dire que l'enfant est un être à part entière, n'est pas un petit d'homme. C'est à la fin de son enfance que les choses se gatent. Et c'est l'inverse en France. L'enfant dans son enfance, si je puis dire, a un statut d'enfant, avec tout ce que cela comporte. Un statut comme la journée de la femme, ou la journée sans tabac.
En fait il y a plusieurs oppositions d'idées. Mais toutes converges pour dire que c'est mai 68 qui est la cause du malaise de nos enfants.
Depuis les années 70, accentuées dans les années 90, les enfants ont des droits d'actualité, ceux de faire connaître à la justice toutes maltraitances, physiques ou psychiques, matérielles ou éducatives.
Les affaires liées à l'actualité vraie d'enfants morts, torturés ou abandonnés, accélère la notion de protection tous azimuts, faisant des dégats collatéraux ou ayant des incidences sur de fausses affaires.
C'est comme cela qu'il est devenu difficile pour toute personne d'approcher de près et même de loin les enfants de moins de 15 ans, sous peine de faire de la prison et de se retrouver dans l'actualité médiatique. Ainsi tout adulte se pose constamment la question de savoir si son comportement, ses propos ne prètent pas à confusion, à interprétation, à dénonciation.
Parce qu'il est debenu facile à beaucoup de faire semblant de faire son devoir citoyen à affirmer qu'intel à maltraité un enfant de moins de 15 ans. Madame Badaoui en sait quelque chose, à outreau. ET on s'en fiche des conséquences sur la vie privée de celui qu'on veut détruire, on en joui même, de perversité.
Quand il s'agit de personnes approchants des enfants dans le cadre de leur profession, il est déjà pas "normal" qu'ils prennent des précautions quand ils s'adressent à leurs usagers, leurs publics. Mais cette angoisse s'empare aussi des parents quand ils grondent leur enfant. La pensée même devient condamnable. Alors l'idée, elle, est passible de la peine de mort.
Il y a actuellement un vent de "pacification" nauséabond venant des pays anglo-saxons, normands et tataves pour dire la vraie relation entre parents et enfants. Elle entend porter la parole des mots qui seuls peuvent excercer chez l'enfant l'attitude positive, celle de l'obéissance. Mais elle ne répond pas à celle de l'interdit, à celle des limites et du cadre pour vivre en société.
Mais ne sommes-nous pas entrain de démissionner de nos responsabilités, en donnant à l'enfant une place d'adulte en le flattant pour dénoncer la punition comme un chatiment ? N'est-ce pas pervers ? N'y a t-il pas d'autres leviers ?
Parler de la punition, n'est-ce pas pour ne pas parler du reste, de l'essentiel, de la morale, de l'amour, de sa place dans la société, des autres, de l'Autre ?
Savons-nous que l'indifférence, le mot sont des coups plus maltraitants, blessants qu'une bonne fessée ?
Savons-nous qu'un enfant aime toujours son parent maltraitant, mais qu'il fuira plus facilement le parent absent ?
En mettant l'enfant sur un pied d'estal, n'est-ce pas une façon de ne pas s'en occuper, de démissionner, ne pas le regarder dans les yeux, l'écouter simplement ?
Mettre alors mai 68 dans le point de mire de l'accusation, et à tout bout de champ, n'est-ce pas encore une façon de fuir ses responsabilités ?
Dire que la fessée est de droite c'est dire que la gauche est pour le bordel, laxiste, qu'elle est la cause de la délinquance ?
La société se déresponsabilise. A toute vitesse.
Vandale 1er a réussi depuis ces 15 dernières années à remettre en cause l'idée, sous pretexte de mai 68 laxiste, que la gauche refuse de punir ce qui est punissable, pour en tirer les bénéfices et se présenter comme le père fouettard en chef !
Le fait de présenter en correctionnelle l'enseignant qui a giflé cet enfant, va servir la droite pour dire qu'il faut sévir et se réaffirmer et pour ainsi faire oublier, par la même occasion, la politique sociale, parce que rien ne se perd.
Dire "frapper un enfant", doit mettre en colère n'importe quel être humain, de gauche comme de droite, d'en haut comme d'en bas. Dire cela c'est sortir du contexte, le contexte professionnel. Parce que les parents comme les politiques sont responsables de cette situation, celle qui consiste à abandonner l'éducation aux seuls mains d'enseignants, et celui de punir à la police.
Et tout le monde s'en lave les mains. J'ai connu une époque où aucun enfant de 10-11 ans ne pouvait fumer tranquillement dans la rue sans être puni par le premier adulte qu'il rencontre. De nos jours n'importe quel mioche parade fiérement dans la rue la clope au bec devant, à la barbe et au nez d'adultes qui détournent la tête pour ne rien dire, de peur de se faire insulter, agresser. Ils sont où ceux qui disent qu'ils sont des adultes ? Ceux qui crient haut et fort qu'ils ont des couilles ?
De droite comme de gauche. La droite qui profite l'air de rien des bienfaits de mai 68, à l'image de Vandale 1er, et, qui se permet de cracher dans la soupe républicaine, parce que mai 68 c'est l'idée même de la république.
La fessée est républicaine.
Grace à Vandale 1er nous vivons une époque d'irresponsabilités irresponsables. Nous allons du coup, si les enseignants n'ont plus l'autorisation de punir même par la fessée, avoir soit la police, soit des agents de sécurités dans l'enceinte même des établissements scolaires. Ce sont les parents qui seront contents, ils donneront ainsi l'impression, juste une impression, à leurs enfants qu'ils s'occupent et s'interessent à leur sort. Pauvres enfants !
Mais les enfants seront-ils heureux de voir débarquer la police à l'école, dans la cour, les couloirs et peut-être même dans les classes ! Et ce sera un espace de non-droit, un terrain du plus fort qui gagne. Ca fera marcher les emplois. Puisqu'on y mettra des agents de sécurité nègres et bougnoules, dont c'est les seules qualités qu'on veut bien leur reconnaitre.
Vandale 1er doit jouir de voir la société française se déliter ainsi aussi vite. Car il fait tout, et nous y allons droit, pour que la société française ressemble à celle des états-unis, comme le collège de colombine là ou il y a eu la tuerie, le massacre de
 jeunes par 2 jeunes. Et bientôt nous y verrons apparaitre le commerce des armes, si ce n'est déjà fait.
Y aura t-il encore des enseignants dans les établissements scolaires ? Ou quel genre de personnel exercera face à des enfants fous furieux qui auront le droit de vous balancer des chaises à travers la tronche et pas que quand vous avez le dos tourné.
On pourra dire merci à qui ?
A nous même, aux 90% de ceux qui voté pour Vandale 1er.
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Chronique d'une ascension annoncée. Ce blog a l'intention de suivre quotidiennement l'action du Président Sarkosy depuis son élection du 6 mai jusqu'à la fin de son mandat. Je tendrais au mieux à vous livrer des réflexions, sans parti-pris, sans rancoeur.

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